Expositions & Installations

Installations sonores

Les espaces scéniques et les temporalités d’une oeuvre musicale à travers des expositions, installations sonores et visuelles sont tout autant des espaces de création et rencontre avec le public que LiSiLoG cherche promouvoir et développer.

Une exposition d’installation sonore est poly-sensorielle dont la trame est lié au son, à la musique sous toute ses formes. Il n’y a pas de limite à fusionner toute forme d’art pour ce genre d’exposition tant que l’on arrive à créer, à composer un ensemble comme une écriture spatio-temporelle orchestrée par l’évènement sonore. Réaliser de tel projet est très complexe, car trouver l’équilibre et les accords en tenant compte des caractéristiques de chaque oeuvre et des lieux d’exposition est à chaque instant un défi.

« lorsqu’on croit parler d’art ou d’oeuvres d’art, bien souvent on ne parle que d’impressions reçues au cours d’une exposition spécifique. Et bien, que tout amateur d’art s’en défende, il ne parle jamais d’une oeuvre en tant que telle, mais des conditions de sa rencontre avec elle. »

( Jérôme Glicenstein extrait de : « l’Art : une histoire d’exposition » )

Christophe Lebreton,  ingénieur-scénographe-acousticien ( co-fondateur de LiSiLoG ) en collaboration avec le curateur, James Giroudon ( co-fondateur et ancien directeur du GRAME ) ont réalisé de nombreux projets d’exposition sonores en France et à l’International ( MAC – Lyon / Fine Art Museum – Taipei / Minshen – Shanghai / Total Museum – Seoul / A4 CAC – Chengdu / Erarta Museum – St Pétersbourg / Kiswire Museum & F1963 – Busan / MAC- Santiago Chili … )

A travers ces expériences LiSiLoG poursuit ces aventures, créations et partages, mêlant nouvelles lutheries, méta-instruments, édition des oeuvres pour des espaces d’expositions réels et à imaginer, à composer.

Christophe Lebreton

SMARTLAND “Jardin post numérique”

Installations interactives résonantes

Elles questionnent notre relation au monde, remettent en cause notre aptitude à prendre le temps d’établir des relations résonantes avec le monde qui nous entoure. Ces installations utilisent volontairement le « Smartphone », symbol et objet paradoxal du progrès d’une société moderne, hyper connecté en ce début du 21ème siècle. Via l’installation « SMARTLAND – Divertimento », Christophe Lebreton introduit dès 2014 ce concept qu’il nome « Post Digital Garden ». Placer un objet «high-tech » : le Smartphone, dans une espace dépourvue de connexion internet, pouvant uniquement interagir avec le monde analogique environnant via son microphone et son bas-parleur intégrés, un peu comme tout individu, «  off-line ».

Christophe Lebreton

Smartland « Cut-up & Control » de Christophe Lebreton

Installation sonore interactive pour un Smartphone et une paire d’enceinte.

Ce dispositif diffuse un « cut-up » du poète William S. Burroughs et invite le spectateur à participer via son immobilisme à une écoute participative. De l’immobilité, se révèle peu à peu et de plus en plus intelligiblement la diffusion du poème. A partir de cette stabilité apparente, les micro-mouvements du publique, captés par la caméra du Smartphone déforme et projette le son dans un nouvel espace jusqu’à le faire complètement disparaitre et laisser place à un univers abstrait, sans mots, musicalement inscrit dans un processus composé à partir d’iH.

Smartland « Suspendule » de Christophe Lebreton

Installation d’un pendule sonore, composée d’un Smartphone et d’un petit haut-parleur suspendu au bout d’une tige. Les micro-mouvements perçus par les capteurs intégrés au Smartphone jouent des cordes virtuelles concentriques. Propulsés, pour générer une trajectoire pseudo-circulaire, des patterns rythmiques se forment et de déforment au cours de l’amortissement de la trajectoire, pour finalement tendre vers un cluster sonore en sa position d’équilibre, puis silence. Cette installation peut être interactive avec le public, mais peut également en extérieur osciller librement en fonction des éléments. En fonction du lieu, la longueur de la tige peut être adaptée et ainsi modifier la fréquence propre d’oscillation du pendule. En fonction du lieu d’exposition et des contenus sonores composés, on peut installer « n » pendules pour créer un orchestre de « suspendule ». On est toujours dans une relation avec un objet numérique, déconnecté, répondant à des variations analogiques externes, pour créer un « jardin post-numérique ».

Autres installations

« Disfluxion » de Christophe Lebreton

Installation interactive d’une video de 60mn d’un plan fixe, traité en temps réel en fonction de la proximité du publique. Le son de la video, également traité est diffusé sur deux enceintes.

Apparaissent à l’écran, ceux qui prennent le temps d’une pause, ponctuation et dévoile leur présence; dichotomie d’une réalité qui nous échappe.

L’interaction avec le public consiste à créer une distance paradoxale entre lui et la perception du flux.

L’artiste s’interroge sur le paradoxe des liens entre les Hommes en ce début du 21 siècle. Les évolutions de la technologie, nous ont ouvert une fenêtre sur le monde à partir d’un simple click, nous isolant d’avantage du monde à proximité. Le flux permanent de nos connections virtuelles avec le monde nous en éloigne d’avantage, pharmakon d’une société hyper-connecté.

« Fourmille » de Christophe Lebreton

Vidéo : projection silencieuse d’images sur une surface brute ou sous forme de plusieurs miniatures, encastrées dans un mur.

Transformation fantomatique de la texture de différents matériaux grâce au rythme invisible mais perceptible du mouvement des insectes.